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Cité des Sciences : Sciences Actualités - Brèves

En mesurant la vitesse de propagation des ondes qui se forment à la surface des grains d'un jet de sable - similaires aux ondes que l'on peut observer à la surface de l'eau -, des chercheurs du Centre de physique moléculaire optique et hertzienne (CNRS/Bordeaux 1) viennent de démontrer pourquoi les grains qui s'écoulent se comportent comme un jet d'eau : l'effet de cohésion résulte en effet d'une diminution de la pression de l'air entre les grains.


La thérapie génique pourrait être un traitement prometteur de l'amaurose congénitale de Leber, une forme de rétinite pigmentaire entraînant l'apparition d'une cécité. Deux semaines après l'injection du gène RPE65, dont la forme mutée est impliquée dans cette maladie, les trois patients américains et l'un des trois patients anglais opérés ont retrouvé une partie de la fonction rétinienne et de leur acuité visuelle.


Une première : l'évolution sur 800 000 ans des teneurs en dioxyde de carbone et de méthane vient d'être reconstituée. Réalisée à partir d'un carottage de glace effectué sur le site de forage de la station Concordia, l'analyse de l'air emprisonné dans la glace de l'Antarctique, extraite jusqu'à 3 260 mètres de profondeur, révèle que la concentration en CO2 n'a jamais été aussi élevée qu'aujourd'hui. Les teneurs les plus basses en CO2 remontent à 667 000 ans (172 ppmv contre 380 actuellement).


La naissance de cinq macaques transgéniques, porteurs de la forme mutée du gène responsable de la maladie de Huntington, vient d'être annoncée. Trois des singes sont décédés dans le mois suivant. Des deux survivants, un n'est pas encore malade, alors que l'autre a développé la maladie en une semaine. Ces singes sont étudiés pour tenter de comprendre les mécanismes de cette affection neurodégénérative incurable.


Les bactéries qui colonisent les intestins des mammifères ont évolué avec leur hôte et dépendent fortement de son régime alimentaire. Tel est le résultat de l'étude menée sur 60 espèces différentes, du rat au panda en passant par l'homme. Carnivore ou végétarien, sauvage ou captif, au sein d'une même espèce, les « communautés » de bactéries diffèrent peu d'un individu à l'autre. L'homme a la flore intestinale qu'il mérite : typique des primates omnivores.


Dans un tel milieu, la vie semble impossible. Et pourtant, des bactéries vivantes viennent d'être découvertes par des chercheurs français de l'Ifremer, dans des sédiments, à plus de 1 600 mètres sous le fond de l'océan. Existant depuis 111 millions d'années, elles évoluent dans un milieu riche en méthane et à des températures comprises entre 60 et 100°C. Selon les chercheurs, il s'agirait de nouvelles ''Pyrococcus'' et ''Thermococcus'', adaptées à des conditions de vie extrêmes.


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